Les cyberattaques contre les administrations françaises se multiplient. Impôts, éducation, titres sécurisés, plateformes publiques : lorsqu’une institution est piratée, ce ne sont pas seulement des serveurs qui sont touchés. Ce sont aussi les données personnelles de millions de citoyens qui peuvent se retrouver exposées.
Depuis le 1er août 2026, l’ANSSI a recensé 99 violations de données signalées par les services de l’État, dont 67 confirmées. Face à cette vague d’attaques, l’agence a activé le dispositif REACTIV afin d’aider les ministères à réagir plus vite et à mieux protéger les données confiées par les citoyens.
Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas seulement la France. En janvier 2026, la Commission européenne a elle aussi été victime d’une cyberattaque visant son infrastructure de gestion des appareils mobiles. L’attaque a été rapidement contenue, mais des noms et numéros de téléphone de membres du personnel ont potentiellement été exposés. Cela montre qu’aucune administration, même au niveau européen, n’est à l’abri.
Mais concrètement, que risque-t-on lorsqu’une administration est victime d’une cyberattaque ? Fuite d’e-mail, de numéro de téléphone, d’identifiants, de dossier administratif… puis arnaques ciblées, phishing, tentatives d’usurpation d’identité ou piratage de comptes.
Voici ce qu’il faut comprendre, et surtout les réflexes à adopter pour se protéger.