Alors que la proposition de loi pourrait bientôt revenir au Sénat, des mobilisations s’organisent partout en France pour s’opposer à son adoption.
Qu’y a-t-il précisément dans ce texte ? Qu’est-ce que ça changerait pour les victimes de violences policières et leurs familles ? Nos invités sonnent l’alarme. Des manifestations annoncées dans 97 villes à partir du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, deux cents organisations signataires : la mobilisation contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre reprend, et elle s’annonce massive. En 2025, quarante-neuf personnes sont mortes des suites d’une intervention policière, et au moins vingt-deux depuis le début de l’année 2026. « Non au permis de tuer », disent les organisatrices et organisateurs, qui ne s’avouent pas vaincu·es. La proposition de loi, qui rendrait a priori légitime tout usage de leur arme par les forces de l’ordre, a été adoptée par l’Assemblée nationale le 7 juillet. Elle doit maintenant être examinée par le Sénat.
Qu’y a-t-il précisément dans cette loi ? Et surtout, qu’est-ce que cela changerait pour les victimes de violences policières et leurs familles ? Quelles sont les chances d’enrayer l’adoption d’un texte directement inspiré d’une proposition de Jean-Marie Le Pen, et aujourd’hui soutenu par le gouvernement ? Dans cette émission, la parole est donnée à celles et ceux qui s’inquiètent d’une dangereuse dérive droitière en cours. Une émission présentée par Samia Dechir, préparée avec Raphaël Gribe Marquis et Mathieu Mialaret .
Avec :Samia El Khalfaoui, cofondatrice du collectif Save (Stop aux violences d’État) ;Raphaël Kempf, avocat ;Justine Probst, magistrate ;Pouria Amirshahi, député du groupe Écologiste et social.